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mardi 4 février 2014

Parution d'un livre sur l'histoire des courbes

Les courbes :
études sur l’histoire d’un concept


Roshdi RASHED (UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT, SORBONNE PARIS CITÉ, SPHERE, UMR
7219, CNRS, F-75205 PARIS, FRANCE) et Pascal CROZET (UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT,
SORBONNE PARIS CITÉ, SPHERE, UMR 7219, CNRS, F-75205 PARIS, FRANCE), (Eds.)
Peu de concepts scientifiques ont une histoire aussi longue, aussi riche et aussi complexe que
celui de courbe. Occupant une position centrale au sein de la géométrie depuis plus de deux
millénaires, les courbes ont en effet suscité – sur leurs propriétés, leur usage, leur classification ou leur
définition – des recherches qui ont souvent été liées de façon intime au renouvellement de la
connaissance mathématique, tout en contribuant profondément au développement de disciplines
comme la géométrie algébrique, le calcul infinitésimal, le calcul des variations ou la topologie.
L’ouvrage que nous présentons est, pour la première fois, consacré entièrement à ce concept
central de l’histoire des mathématiques. On y trouvera rassemblées des études fouillées portant sur un
certain nombre d’auteurs dont la contribution sur le sujet a été particulièrement marquante et
significative, couvrant un éventail assez large allant d’Apollonius à Lebesgue.
Table des matières / Content : page 2.
:: Éditions Blanchard, collection Sciences dans l’Histoire

vendredi 31 janvier 2014

La semaine mathématique entreprise

Les SEME visent à créer des échanges entre l'entreprise et le monde académique par le biais d'une semaine de travail sur des problèmes posés par des industriels et nécessitant des approches mathématiques innovantes
Celle-ci a eu lieu à la fin du mois à Orléans
plus de renseignements sur
http://seme2014.univ-orleans.fr/

mardi 21 janvier 2014

Une fresque géante pour découvrir « Le monde en équations » à la station de métro Montparnasse-Bienvenüe à Paris

(Communiqué du cnrs)
Une fresque géante pour découvrir « Le monde en équations » à la station de métro Montparnasse-Bienvenüe à Paris

Evolution des galaxies, du climat ou des épidémies, analyse des risques d'inondations ou de séismes, restauration du patrimoine … sont représentés par les scientifiques grâce aux équations. A partir du 8 janvier et deux mois durant, le CNRS et la RATP vous invitent à découvrir une fresque géante illustrant « Le monde en équations » à la station Montparnasse-Bienvenüe à Paris. A travers d'étonnantes images grand format exposées le long des 134 mètres du couloir de correspondance, les usagers pourront contempler les possibilités offertes par les modélisations et les simulations.

A partir du 8 janvier 2014 et pendant deux mois, le CNRS et la RATP proposent aux voyageurs de découvrir en images les recherches menées dans les laboratoires à travers la modélisation et la simulation : prévoir des phénomènes complexes ou impossibles à reproduire en laboratoire, reconstituer le passé, comprendre l'Univers… autant de thèmes abordés sur cette fresque inédite. Conçue par le CNRS, elle réunit de superbes images scientifiques obtenues par des chercheurs au cours de leurs travaux.

 « Le monde en équations » part du constat que la plupart des lois de la nature peuvent s'exprimer sous formes d'équations. Scientifiques et ingénieurs utilisent des modèles mathématiques pour décrire les phénomènes qu'ils étudient. Grâce aux équations toujours, ils simulent des processus physiques. Le temps d'un voyage, sur les 134 mètres du couloir de correspondance de la station de métro Montparnasse-Bienvenüe à Paris, les usagers pourront visualiser des données abstraites, découvrir des éléments extrêmement petits, de la taille nanométrique (un milliardième de mètre) à la taille moléculaire, explorer la dynamique du corps humain, comprendre comment les scientifiques cherchent à simuler l'avenir ou analyser les risques…

D'une hauteur de 4,8 mètres, cette fresque géante témoigne de la très grande diversité des recherches menées au CNRS, organisme pluridisciplinaire par excellence guidé par le désir de compréhension du monde et de production des connaissances. Le CNRS entend ainsi rendre accessibles au grand public le sens et la portée des recherches actuelles.

Pendant le transport, la vie continue. Enrichir les espaces de transport est fondamental : c'est pourquoi la RATP cherche à y introduire plus de services, mais également plus de sens et d'émotions positives pour améliorer le quotidien des 10 millions de personnes qui empruntent chaque jour ses réseaux. Tout au long de l'année, la RATP utilise ses espaces pour promouvoir la culture. Elle souhaite ainsi enrichir le parcours des voyageurs, les surprendre, les étonner et leur donner une possibilité d'accéder à la culture sous toutes ses formes.

Depuis 2007, le CNRS, en partenariat avec la RATP, réalise des expositions en images : « Le monde en équations » fait suite à « Extrêmes sciences », « L'outre-mer : un laboratoire pour la recherche », « Biodiversités », « L'Univers » et « Le CNRS aux pôles ».
Fresque-photo1
© Romuald Maurel
Extrait de la fresque du couloir de Montparnasse-Bienvenüe

Fresque-photo2

lundi 20 janvier 2014

SEOUL ICM 2014





Après Madrid (Espagne, 2006) et Hyderabad (Inde, 2010), le
Congrès international des mathématiciens est accueilli à Séoul (Corée).
Le Congrès est organisé par la communauté mathématique
coréenne sous l’égide de l’Union Mathématique Internationale.
C’est le 26e d’une série débutant à Zürich en 1897 et Paris en 1900.
Plusieurs milliers de mathématicien(ne)s du monde entier sont attendus.
Lors de la cérémonie d’ouverture, les récipiendaires de la
médaille Fields, la plus prestigieuse des reconnaissances mathématiques,
seront dévoilés. Les prix Chern, Gauss, Leelavati et Nevanlinna
seront aussi attribués.
Le programme scientifique est composé d’exposés en séance plénière,
par sections thématiques, de séances de posters et de communications
orales courtes. Les exposés des orateurs invités seront
publiés dans les actes du Congrès. Plus d’une cinquantaine de colloques
satellites spécialisés auront lieu durant tout l’été dans de
nombreux pays asiatiques.
Le nombre d’orateurs invités en poste dans une institution française
d’enseignement supérieur ou de recherche (CNRS, Universités,
Écoles notamment) est exceptionnel : près de 20% du total !
Il illustre la vitalité et la reconnaissance internationale de la recherche
mathématique se développant en France. Le spectre entier
de la recherche mathématique est couvert, soulignant sa diversité
et son fort potentiel tant en recherche fondamentale qu’aux
interfaces avec d’autres disciplines scientifiques

dimanche 19 janvier 2014

La langue arabe berceau de l'algèbre, à la grande mosquée de Paris.

Nous avons le plaisir de relayer l'information suivante :
La langue arabe, berceau de l’algèbre - اَلْـعَـرَبِيَّـةُ مَهْـدُ ٱلْـجَبْـرِ
Samedi 25 janvier 2014 - 14h
Grande Mosquée de Paris (salle de conférences)
Place du puits de l’Ermite (Paris)
Entrée libre
François Nicolas
 
« Les langues sémitiques tendent à la formation abrégée et abstraite, “algébrisante”, des idées. » Louis Massignon
« La conception de la science qu’a engagée le linguiste al-Khalîl comme la méthode qui l’accompagne sont deux conditions de possibilité de l’algèbre d’al-Khawârizmî. » Roshdi Rashed
 
L’algèbre, cette nouvelle discipline mathématique inaugurant un calcul direct sur l’inconnu (et non plus s’étendant du connu vers l’inconnu), est née à Bagdad au début du IX° siècle, exposée dans la langue arabe alors pratiquée par une multitude d’intervenants (perses aussi bien qu’arabes, chrétiens aussi bien que juifs ou musulmans…).
Est-ce là purement anecdotique ? On soutiendra que non : la langue arabe a constitué le berceau fécond de cette naissance même si l’algèbre était ensuite destinée à s’universaliser dans toutes les langues (tout comme la géométrie axiomatisée, née dans la langue grecque, s’est ensuite universalisée en passant… dans la langue arabe). On s’attachera à mieux comprendre ce fait en sorte de mieux spécifier cette singularité de la langue arabe qui l'a prédisposée à devenir un tel berceau et d'analyser comment la pensée (ici linguistique et mathématique) peut puiser, parmi les ressources inattendues qu’offre une situation, de quoi faire émerger de toutes nouvelles idées.
 *
Explorant une intuition de Louis Massignon, on soutiendra qu’on peut caractériser la dimension algébrisante de la langue arabe de deux manières.
Objectivement d’abord. On détaillera sept traits caractérisant ce qu’on propose d’appeler « les raisonances algébriques » de la langue arabe : l’algèbre de son écriture (rythmant consonnes et voyelles par points diacritiques et harakat, qui viennent orner les lettres d’exposants et d’indices), l’algèbre de ses racines trilatères (où فعلf/ε/l - joue le rôle d’un monôme xyz à trois variables), l’algèbre de ses schèmes et formes verbales, l’algèbre de ses déclinaisons (‘iεrâb إِعْـرَابٌ), l’algèbre de sa phonologie et de sa prosodie (tajwîd تَجْـوِيـدٌ), l’algèbre de son déchiffrage (où les textes non voyellés s’avancent telles des formules et équations offertes au décryptage du lecteur), enfin l’algèbre de sa rhétorique (où rhétorique désigne l'organisation à grande échelle d'un discours fait de plusieurs phrases).
Réflexivement ensuite. On examinera la manière consciente dont la langue arabe, à partir du VIII° siècle, se réfléchit, d’une part dans son lexique (voir le premier dictionnaire, construit par al-Khalîl, selon de nouveaux principes combinatoires), d’autre part dans sa syntaxe (voir la première grammaire écrite, produite par Sîbawayhi). On verra comment cette manière arabe de penser la langue arabe prépare la manière dont les premiers algébristes (al-Khawârizmî et Abû Kamîl au IX° siècle) vont ensuite penser leur nouvelle discipline mathématique. En particulier, on mettra l’accent sur l’orientation de pensée, propre à cette grammaire arabe, qui consiste à différencier ses objets (les mots, en l’occurrence) non par leur fonction mais par la manière dont leur forme varie: par leur mode de formation-déformation. On examinera les raisonances de ce parti pris original (mécompris par nombre de grammairiens européens) dans la manière d’inventer l’algèbre par formation-déformation (réduction اَلْـجَبْـرُ et confrontation اَلْـمُـقَابَـلَـةُ) de ses nouveaux objets (en l’occurrence des équations, conçues comme mouvement d’égalisation – مُـعَادَلَـةٌ).
***
N.B. Cette conférence, destinée à un public non-spécialisé et se suffisant à elle-même, se prolongera le samedi matin 5 avril 2014 (Ens-Ulm - séminaire mamuphi ) par un exposé mathématiquement plus développé :
L’extension en pensée d’une langue par adjonction de sa grammaire - l’exemple de l'arabe à partir du VIII° siècle

mercredi 15 janvier 2014

Ciné Club « Univers Convergents ; sciences, fictions, société »

Dans le cadre de sa mission de diffusion de la culture mathématique
auprès du grand public, l’Institut Henri Poincaré propose un Ciné Club
« Univers Convergents ; sciences, fictions, société » en partenariat avec
le cinéma Grand Action (Paris 5), de janvier à juin 2014, tous les derniers
mardi de chaque mois.
Suite au succès de la projection d’Au delà de l’infini de Werner Herzog en juin
2013, l’IHP a décidé de lancer un cycle de 6 projections suivies chacune d’un
débat avec des intervenants spécialistes. Ces projections s’adressent à un large public,
qui n’a pas besoin d’être férus de mathématiques pour venir assister aux séances.
Les questions sociales, sociétales et éthiques liées au sciences feront l’objet d’échanges
entre les intervenants et le public.
Quand 3 univers se rencontrent, s’interrogent et deviennent prétexte
au dialogue entre scientifiques et grand public. Cet événement
est une nouvelle façon de rappeler les liens qui unissent
les mathématiques aux autres disciplines scientifiques, tout en
s’interrogeant sur certains enjeux  et rêves associés à la
science dans notre monde.


Programmation
Mercredi 22 janvier 2014 - 19h30
Soirée d’ouverture en présence de Cédric Villani,
directeur de l’Institut Henri Poincaré
Agora de Alejandro Amenabar,
avec Rachel Weisz, Max Minghella, Oscar Isaac...
Mardi 25 février 2014 - 19h30
Le voyage fantastique de Richard Fleischer
avec Stephen Boyd, Raquel Welch, Donald Pleasence...
Mardi 25 mars 2014 - 19h30
Bienvenue a gattaca de Andrew Niccol
avec Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law...
Mardi 29 avril 2014 - 19h30
GravitY en 3d de Alfonso Cuarón
avec Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris
Mardi 27 mai 2014 - 19h30
Malevil de Christian de Chalonge
avec Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant...
Mardi 24 juin 2014

INFORMATIONS PRATIQUES
Cinéma Grand Action,
5 Rue des Écoles, 75005 Paris.
Entrée gratuite, sur réservation.
Ouverture des réservations en ligne 2 semaines avant chaque film : www.ihp.fr/ciné-club

Contact et renseignements
com@ihp.fr
| 01 44 27 67 62
 

lundi 13 janvier 2014

MARC YOR

Nous apprenons le décès du mathématicien Marc Yor, membre de l'Académie des SCIENCES.

http://www.academie-sciences.fr/academie/membre/Yor_Marc.htm