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mardi 12 juin 2012

Concours BD Bulles au carré - Juin 2012


Communiqué de presse

Amateurs de BD, de maths et d’histoire : à vos crayons !

Le deuxième concours
 « Bulles au carré » a pour thème l'histoire des mathématiques.



La revue en ligne
Images des Mathématiques organise du 1er juin au 14 septembre 2012 le 2ème concours national de BD sur les mathématiques et les mathématiciens, avec pour thème l'histoire des mathématiques.

Racontez, en bande dessinée, une grande découverte, une anecdote, un moment clé ou une idée forte de l’histoire des mathématiques.
Le succès de La Mathématique du Chat (Philippe Geluck), de Logicomix et de notre premier concours montre à quel point l’alliance des maths et de la BD est créative et savoureuse. C’est donc pour la 2
ème année, aux dessinateurs amateurs de le prouver !

Le concours est ouvert à tout dessinateur non professionnel âgé de 14 ans révolus à la date limite de remise des planches. Les participants doivent envoyer une bande dessinée d’expression française (ou muette) présentant une histoire de 1 à 3 planche(s) A4 maximum.

Du 1er au 31 octobre 2012, les internautes pourront voter pour leur bande dessinée favorite sur le site Images des Mathématiques en vue de décerner les 1
er, 2ème et 3ème prix du public. Dans le même temps, un jury composé de professionnels de la BD (dessinateurs et bibliothécaires) et de mathématiciens effectuera son propre choix et décernera les 1er, 2ème et 3ème prix du jury. Les prix du jury et des internautes concerneront l'ensemble de l'histoire des mathématiques.

L'année 2012, sera consacrée à la commémoration d'Henri Poincaré (1854-1912) figure unique dans l'histoire
de la science française, dont la créativité mathématique allait de pair avec des talents de physicien, d'ingénieur et de philosophe. 2012 célébrera également la naissance d'Alan Turing (1912-1954), mathématicien anglais considéré comme l'un des pères fondateurs de l'informatique et de l'intelligence artificielle. A ces occasions, deux prix spéciaux seront remis, pour des BD sur Henri Poincaré, et sur Alan Turing.

Calendrier

    1. Envoyez vos planches jusqu'au 14 septembre 2012
    2. Déposez une version jpeg sur le site jusqu'au 16 septembre 2012
    3. Votez sur Images des Mathématiques du 1er au 31 octobre 2012
    4. Découvrez les BD primées sur Images des Mathématiques, Strip Science et Animath
    5. Remise des prix
    6. Poincaré et Turing lors d'une conférence grand public à la Sorbonne le 17 novembre 2012.

    En savoir plus sur le concours : http://images.math.cnrs.fr/Deuxieme-concours-bulles-au-carre.html

    Contact Presse
    : Nadège Arnaud

    Concours BD Images des Mathématiques

    Laboratoire de Mathématiques de Versailles

    45 avenue des Etats-Unis

    78035 Versailles Cedex

    concours@images.math.cnrs.fr

    dimanche 10 juin 2012

    Rétroviseur mathématique !

     Un professeur de mathématiques de l'université de Drexel,  Dr. R. Andrew Hicks,
     a inventé un rétroviseur grand-angle qui ne déforme pas exagérément l'image et
    supprime les angles morts. 

    samedi 9 juin 2012

    Exposition Alan Turing à Hong-Kong

    “2012 Alan Turing Centenary” Commemoration Mini-Exhibition


    du 13/06/2012 au 30/06/2012  
    Pour célébrer le centenaire de la naissance d' Alan Turing Centenary, le 23 juin 2012, et
    promouvoir la connaissance de ses travaux parmi le grand public ; cette
    exposition présente notamment une trilogie de videos :
    1. Turing Machine;
    2. Breaking the Enigma Code;
    3. Turing Test - Artificial Intelligence
    par Cambridge Wong, mais  aussi des oeuvres d'arts par des artistes de Hong-Kong réputés.

    mardi 5 juin 2012

    Le concours André Parent gagné par l'équipe de Briançon

    Le groupe de l'atelier MATh.en.JEANS du Lycée d'Altitude sur les ensembles gonflés du plan a gagné le premier prix au concours André Parent ce samedi à Jussieu (merci Varsovie de nous avoir fourni ce super sujet de recherche)
     Sur le site MeJ du lycée d'Altitude, d'ici quelques jours : http://www.lyc-altitude.ac-aix-marseille.fr/spip/spip.php?article232

       
    Hubert PROAL
    Lycée d'Altitude
    05100 Briançon

    PS : je profite de cette nouvelle pour vous inviter à l'université d'été MATh.en.JEANS (même si vous ne faites pas MeJ) et par la même occasion pouvez vous faire suivre le mail ci-dessous :

    "Bonjour,

    Comme vous le savez sûrement déjà, l'association MATh.en.JEANS organise du 28 au 30 août une Université d'été sur l'île de Berder, dans le Golfe du Morbihan. N'oubliez pas de vous inscrire à ue@mathenjeans.fr : nous clôturons les inscriptions le 15 juin.

    mardi 29 mai 2012

    Prix Shaw 2012

    Communiqué de presse - 29 mai 2012
    Maxim Kontsevitch, professeur permanent de l’IHÉS, est lauréat du Prix Shaw 2012

    Maxim Kontsevitch, un mathématicien hors du commun, est un chercheur insatiable qui défriche un territoire toujours plus large autour des mathématiques. Il est le premier mathématicien français à recevoir le prestigieux Prix Shaw. Ce prix récompense « ses travaux précurseurs en algèbre, géométrie et mathématique physique, notamment l’intégration motivique, la quantification par déformation, et la symétrie miroir. » Il a déjà reçu la Médaille Otto Hahn en 1992, le Prix Européen de la Ville de Paris en 1992 ; le Prix Henri Poincaré de l’International Association of Mathematical Physics (IAMP) en 1997, la Médaille Fields en 1998, le Prix Crafoord en 2009. Il est membre de l’Institut de Franc e, membre de l’Academia Europaea.
    Maxim Kontsevitch est professeur permanent à l’IHÉS depuis 1995 et détenteur de la Chaire AXA-IHÉS de Mathématiques depuis 2009.

    jeudi 24 mai 2012

    Journées de popularisation mathématique

     " Le texte ci-dessous a éré rédigé par un participant, J.-B. Hiriart-Urruty, à l'intention de ses collègues toulousains. En attendant un rapport plus complet et circonstancié des organisateurs de ces journées"

    1


    Compte-rendu succinct des 1ères journées de popularisation mathématique
    à Orléans (15 et 16 mai).
    Participants de Toulouse : M. Pontier, M. Spiesser, J.-B. Hiriart-Urruty.
    Programme consultable à :
    http://www.animath.fr/conf/programme.php
    Quatre conférences plénières, excellentes les quatre :
    - Dans la grande tradition russe de popularisation mathématique,
    N. Andreev
    (Institut Steklov à Moscou) a commenté son site web, dont une partie est en train
    d’être traduite en français :
    www.etudes.ru. Il a également parlé (et montré) un autre
    site, dédié aux mécanismes de Tchebychev. P. Tchebychev était un fana des
    constructions mécaniques, des systèmes articulés, qu’il concevait et parfois fabriquait
    lui-même. Site web :
    http://tcheb.ru
    E. Ghys (Lyon) a fait un exposé plein d’humour dont le titre était « Comment donner
    une mauvaise conférence de vulgarisation mathématique »
    ; il a énoncé et commenté dix
    conditions nécessaires (et pas toujours suffisantes) pour qu’un exposé de
    popularisation mathématique soit réussi.-
    T. Tokieda (Cambridge), dont la conférence s’intitulait « Science à partir d’une feuille
    de papier »,
    nous a persuadés que la dimension d’espace où vit une feuille de papier
    est entre 2 et 3. Sans doute la meilleure des quatre conférences plénières.
    M. Maschietto (Modène) a fait une conférence intitulée « Expositions et ateliers de
    mathématique dans la diffusion de la culture scientifique »,
    dans laquelle elle a évoqué
    plusieurs expériences et projets en Italie. J’ai récupéré un DVD dont le titre est
    Perspectiva Artificialis
    et qui sera déposé à la bibliothèque de MathMéca.

    Tables rondes (qui n’en étaient pas en fait… trop de monde pour ça)
    « Enseigner et vulgariser : une complémentarité nécessaire mais problématique ». La
    plupart des associations de popularisation mathématique étaient présentes dans le
    débat : Animath (
    www.animath.fr, M. Andler), initiatives MathC2+ (C. Torossian),
    Science Ouverte, le magazine Sciences et Avenir, l’APMEP (E. Barbazo), Femmes et
    mathématiques, etc.
    -
    « Les initiatives en direction des jeunes pour favoriser l’égalité des chances ».
    La  discussion y fut plus intense, car le problème n’est pas simple (il s’agit de réduire les
    inégalités, et non d’accéder à l’égalité des chances qui, elle, est utopique). Des
    exposés du collègue M. Andler et de l’IGEN C. Torossian, j’ai retenu :

    « La France est l’un des pays où l’origine sociale joue le rôle le plus important dans les
    études »
    (constat terrible…)

    « Dans les études, plus il y a de mathématiques, moins il y a de filles »
    : Vérifié à tous les
    niveaux (lycées, classes préparatoires scientifiques)…

    « 20% des élèves sortent du système scolaire en échec »
    : un véritable gâchis…

    Trois types d’inégalités ont été l’objet de discussions : inégalités filles-garçons (déjà
    cité plus haut), inégalité sociales, inégalités géographiques (banlieues de grandes
    villes, mais aussi et toujours zones rurales).

    2


    Le projet national
    Cap’Maths, pour lequel 3 millions d’euros (pour les maths) ont été
    obtenus, a été évoqué ; les sociétés savantes en avaient déjà parlé (la Gazette d e la
    SMF en janvier 2012 par exemple). La date limite pour le dépôt de dossiers de
    demandes est le 30 mai, me semble-t-il. Il y a beaucoup de demandes, nous a-t-on dit.
    Localement, il y a au moins celle déposée par l’association Fermat Sciences à
    Beaumont-de-Lomagne.
    Participation : environ 150 personnes le mardi, 300 le mercredi (qui était aussi la
    quinzième journée de l’académie d’Orléans-Tours, donc beaucoup de collègues du
    secondaire).
    Les organisateurs des journées étaient : l’

    IRES (Institut de Recherche pour
    l’Enseignement des Sciences d’Orléans-Tours) et
    Animath.

    Il y aura sans doute plus tard un compte rendu plus détaillé. De nouvelles journées
    de popularisation mathématique sont envisagées ; où ? on ne le sait pas encore.

    J.-B. Hiriart-Urruty, Université Paul Sabatier.

    mardi 22 mai 2012

    Remise du Prix Abel 2012


    Remise du prix Abel 2012 au mathématicien Hongrois Endre Szemerédy.

    Le mardi 22 mai 2012, le Roi Harald de Norvège a remis au mathématicien Endre Szemerédy le prix Abel d’un montant d’environ 800 000 euros. D’après les statuts, n’importe quel mathématicien peut proposer un de ses confrères pour cette distinction en adressant une lettre à l’académie des sciences et des lettres de Norvège à Oslo. Les propositions sont ensuite examinées par un comité qui transmet ses recommandations à l’académie ; le choix est annoncé au mois d’Avril chaque année. Un mathématicien français a déjà été honoré par ce prix : en 2003 Jean-Pierre Serre, professeur au collège de France a reçu le prix Abel pour ces travaux dans différents domaines des mathématiques (topologie, géométrie algébrique, théorie des nombres). Le montant du prix est d’environ six millions de couronnes norvégiennes (sept cent cinquante mille euros). La Norvège a alimenté un fond d’environ vingt-cinq millions d’euros pour ce prix et les dividendes en sont remis au lauréat. Rien à voir avec les vingt mille euros du Prix Fermat qui sera attribué à Toulouse dans quelques jours ; certes le pétrole de la Mer du Nord ne coule pas chez nous, mais les salaires des footballeurs ne sont pas si bas pour autant…

    Les Norvégiens se sont certainement fait un peu plaisir en comblant là une lacune (volontaire) du grand frère suédois, puisque le prix Nobel n’existe pas en mathématiques.

    Le prix Abel , crée en 2001, est ainsi nommé en hommage au mathématicien Norvégien prématurément disparu, Niels Henrik Abel ( 1802-1829 ), dont les travaux sur l’irrésolubilité des équations du cinquième degré par radicaux font un des précurseurs de Galois.


    Photo : Eirik Furu Baardsen - Abelprize



    C’est dans une capitale pavoisée que se dérouleront les cérémonies.

    Le lauréat du prix sera d’abord reçu en audience par le roi Harald au

    Palais royal le 22 Mai à midi, puis vers 14 heures, accompagné par une fanfare militaire, le roi Harald fera son entrée dans l’université Aula, et après un discours du président de l’académie des sciences, et de Madame le professeur Ragni Piene du comité Abel, le roi remettra le prix 2012 à Endre Szemerédy. Le lendemain, le lauréat donnera sa conférence à l’université d’Oslo.


    Endre Szemerédy, Photo: Sergio01, CC-BY-SA





    Le mathématicien hongrois a été désigné pour ses contributions

    en théorie des nombres et en théorie ergodique. Il s’est beaucoup intéressé aux mathématiques discrètes et à l’informatique théorique.

    A l’inverse de la médaille Fields qui récompense un mathématicien de moins de quarante ans, le prix Abel récompense l’ensemble d’une carrière. Retraçons brièvement celle du prix Abel 2012.

    Endre Szemerédy est né le 32 aout 1940 à Budapest et il est attaché à L‘institut Alfréd Rényi de mathématiques de Budapest ; depuis 1986 Il est également professeur à la Rutgers University (New Jersey, USA).

    Il a également été chercheur invité dans les plus prestigieuses universités

    (Berkeley, Princeton, California Institute of thechnology, etc.) Pourtant il a démarré sa carrière tardivement, en envisageant tout d‘abord des études de médecine, puis en travaillant en usine pendant une année. Après une maîtrise à Budapest, il a obtenu un doctorat (1970) à l’université de Moscou sous la direction du célèbre professeur Guelfand, avant de retourner en Hongrie. Il a publié à ce jour plus de 200 articles et reçu de nombreux prix .

    Parmi les travaux de Endre Szemerédy, se trouve son théorème concernant les progressions arithmétiques. Une progression arithmétique est une suite de nombres obtenue en rajoutant au premier un nombre fixe r appelé la raison ; par exemple, avec la raison r=4, et partant de 1, on a la progression : 1, 5, 9, 13, 17, 21,… On peut en extraire la partie 5, 9, 13, 17, qui constitue une progression arithmétique de longueur 4.

    Définissons maintenant la densité supérieure d’un ensemble A de nombres entiers. Par exemple pour fixer les idées, A peut être l’ensemble des nombres pairs : B= {2,4,6,8,…}. Pour un nombre entier N fixé, nous

    comptons le nombre d’entiers communs à A et à l’ensemble

    {1,2,…,N-1,N}, noté ici aN et nous le divisons par N. Nous obtenons un quotient qN = aN /N . Dans l’exemple des nombres pairs, et pour N=10, nous trouverons par exemple une intersection formée des cinq nombres 2, 4, 6, 8, 10, ce qui nous fera le quotient q10 = 5/10=0.5. Pour N=11, nous trouverons q11 =5/11= 0.454545.…Si ces quotients qN ont une limite quand N devient très grand, on appelle cette limite la densité arithmétique de l’ensemble A et on la note d(A). Par exemple, dans le cas de l’ensemble des nombres pairs, on a visiblement d(B)=0.5. Si A est un ensemble fini sa densité sera considérée comme nulle : d(A)=0 ; en effet pour N très grand les quotients sont de plus en plus petits. Pour un ensemble de nombres infini quelconque cette limite n’existe pas toujours et il est plus commande de considérer une autre quantité appelée la densité supérieure, et qui est définie par ce que l’on appelle la limite supérieure des quotient que nous avons introduits.

    En 1953 le Mathématicien Klaus Friedrich Roth a prouvé que tout ensemble A de densité supérieure positive (i.e. non nulle, c’est-à-dire strictement positive) contient au moins une progression arithmétique de longueur trois.

    En 1969, Endre Szemerédy a prouvé en fait qu’un tel ensemble contenait une progression arithmétique de longueur 4, puis en 1975, il démontra son plus célèbre théorème qui dit qu’un ensemble de densité supérieure positive contient des progressions arithmétiques aussi longues que l’on veut ! Ce résultat est connu comme le théorème de Szemerédy.